Comment prendre un panaris en charge ?

Le panaris est un mal très douloureux et inconfortable qui touche un doigt ou un orteil. Il est le plus souvent dû aux effractions cutanées causées par les travaux domestiques de tous les jours, les soins de manucure, les piqûres d’insectes…Précocement pris en charge, il est supportable et ne donne pas de complications. Découvrez ici comment soigner rapidement un panaris.

Comment se manifeste un panaris ?

Un panaris est une infection localisée qui touche le pourtour d'un ongle. Généralement bénin, il est consécutif à un micro traumatisme. L'ouverture cutanée qui en résulte, quelque soit sa taille, constitue alors un point d’entrée pour les bactéries. La bactérie la plus fréquemment retrouvée est le staphylocoque doré. Ce dernier a la particularité de causer la plupart du temps, des poches remplis de pus. Pour éviter que ne se collecte un abcès donc, il faut agir au plus vite. Mais comment savoir qu’il s'agit bien d’un panaris ?

Selon son niveau d’évolution, on distingue deux types de panaris : celui superficiel et celui profond.  Le panaris de type superficiel se manifeste par une douleur localisée au niveau du doigt ou de l'orteil concerné, un œdème et une certaine rougeur. À ce stade, il importe de vite le mûrir. Le panaris profond quand à lui est la conséquence de l’évolution du panaris superficiel non ou mal traité. Il affecte le tendon des muscles fléchisseurs des doigts et des mains et se manifeste par une douleur intense, un gonflement, et une flexion difficile.

Comment le soigner ?

Le principal but du traitement d'un panaris superficiel est de le mûrir. Il consiste à plonger au moins 3 fois par jour la partie endolorie dans une solution de dakin, d'hexomédine, de javel ou d'eau tiède. Un remède de grand-mère propose également d’ y appliquer du miel au moins trois fois par jour. Quand le gonflement se sera ramolli, le pus disparaîtra. Il faut alors appliquer des compresses propres imbibées d'alcool jusqu’à ce que le panaris disparaisse.

Mais quand il est déjà profond, une antibiothérapie voire chirurgie s’imposent.